Eh oui, la situation s'est présentée.
Il y a une semaine, le TS de Calixte nous a appris que sa soeur Olive serait déplacée de famille... Je ne sais pas si elle devra être dirigée ailleurs en urgence ou pas, mais ça devrait prendre un moment avant de trouver la famille idéale pour le jumelage. Notre intervenante nous a appelées cette semaine pour nous demander plus officiellement d'y réfléchir. Le jour suivant, Boobie l'a rappelée pour donner notre refus. Ce n'était pas facile et, qu'on le veuille ou non, on se sent franchement coupables de rejeter une petite fille qui se fait mettre à la porte de la maison où elle a vécu les trois quarts de sa vie. Malgré tout, je crois que nous avons pris la bonne décision.
L'important pour Olive, c'est de se retrouver à un endroit où on veut d'elle, où on désire l'adopter, qu'elle connaisse de nouveaux parents aimants qui ont beaucoup de temps et d'énergie à lui accorder. Ses parents d'accueil actuels semblent éprouver de sérieux problèmes de couple, mais nous n'en savons pas plus. Je souhaite de tout coeur qu'Olive puisse vivre une belle vie stable et joyeuse de la maternelle à la vie adulte. Fuck.
Dans les nouvelles plus heureuses, le TS de Calixte nous a reconfirmé qu'il déposerait son rapport en faveur de l'admissibilité à l'adoption le mois prochain. Selon notre TS à nous, on peut s'attendre à une date d'audience vers le mois de novembre. En fait, j'aimerais bien que ce soit avant Noël, que cette étape soit passée avant l'arrivée de 2010. Calixte aura probablement droit à une visite d'une heure avec sa maman biologique dans quelques semaines. Ça va faire plus de six mois qu'ils se sont vus. Pour le papa, ça fait plus d'un an. Je ne sais pas trop comment ça va se passer, si Boobie devra rencontrer la mère, question de sécuriser Calixte au début de la rencontre. Ça, c'est si la visite a lieu. Il ne faut rien prendre pour acquis dans l'univers mystérieux de la banque mixte...
Nous considérons la possibilité de consulter une orthophoniste dans quelques mois (vers 2 ans) si le langage de Calixte ne débloque pas. Ce n'est rien d'alarmant, il comprend bien nos consignes et ne présente pas de troubles de surdité, mais il a de la difficulté, pour le moment, à exprimer ses besoins et ça le frustre!
Je n'en reviens pas comme Calixte est rendu un grand garçon! Il est tellement beau, de toutes les façons, depuis toujours. Dire qu'il est arrivé chez nous avant ses trois mois, tout petit, tenant sa tête avec difficulté et les yeux qui avaient de la misère à faire le focus! Il est maintenant un garçon qui court partout, rieur, doux avec tout le monde et attaché et colleux avec ses parents d'adoption. Une vraie histoire d'amour quétaine!
27.8.09
24.6.09
Pour lui, ça roule. Pour elle...
Hier, l’intervenant de Calixte est venu nous visiter dans notre nouvelle maison. Il en a profité pour nous faire signer le plan d’intervention à jour. C’est la première fois depuis le début de notre aventure BM, soit depuis l’arrivée de Bébé Poumier 1er, que nous voyons un plan d’intervention de nos propres yeux. Pourtant, nous venons de signer la quatrième révision du document pour Calixte. Dans ce document, on peut y lire : « But : Adoption »…
Nous avons appris des nouvelles troublantes concernant la sœur biologique de Calixte. Sa famille d’accueil actuelle, également une famille banque mixte, ne désire plus l’adopter. Nous n’en savons pas plus, mais nous espérons seulement que ses parents BM veulent tout de même la garder. Olive (nom fictif), la sœur de Calixte, vit chez ses parents d’accueil depuis plusieurs années. Dans cette famille – sa famille – elle a des frère(s)/sœur(s), des parents qu’elle appelle papa et maman, sans doute. Je me croise les doigts pour que ses parents ne veuillent pas se débarrasser d’elle… C’est terrible. Dans l’éventualité où Olive devrait être déplacée de famille, nous avons demandé à notre intervenant de nous en parler pour y réfléchir... Dans une telle situation, il faudrait sérieusement évaluer notre capacité à prendre cette enfant en charge, en considérant d’abord et avant tout le bien-être de Calixte. J’espère ne jamais être confrontée à cette possibilité.
Le TS de Calixte envisage de déposer son rapport en faveur de l’adoption au cours du mois de septembre. Notre propre intervenante devrait nous appuyer dans cette démarche pour que ça ne traîne pas trop… En principe, ces mêmes démarches auraient été enclenchées pour Olive à peu près au même moment, mais vu les réticences de ses parents d’accueil, qui sait ce qui va se passer ?
Ah oui… Calixte marche pour vrai, là ! On pourra dire qu’il a réussi avant ses 17 mois…!
Nous avons appris des nouvelles troublantes concernant la sœur biologique de Calixte. Sa famille d’accueil actuelle, également une famille banque mixte, ne désire plus l’adopter. Nous n’en savons pas plus, mais nous espérons seulement que ses parents BM veulent tout de même la garder. Olive (nom fictif), la sœur de Calixte, vit chez ses parents d’accueil depuis plusieurs années. Dans cette famille – sa famille – elle a des frère(s)/sœur(s), des parents qu’elle appelle papa et maman, sans doute. Je me croise les doigts pour que ses parents ne veuillent pas se débarrasser d’elle… C’est terrible. Dans l’éventualité où Olive devrait être déplacée de famille, nous avons demandé à notre intervenant de nous en parler pour y réfléchir... Dans une telle situation, il faudrait sérieusement évaluer notre capacité à prendre cette enfant en charge, en considérant d’abord et avant tout le bien-être de Calixte. J’espère ne jamais être confrontée à cette possibilité.
Le TS de Calixte envisage de déposer son rapport en faveur de l’adoption au cours du mois de septembre. Notre propre intervenante devrait nous appuyer dans cette démarche pour que ça ne traîne pas trop… En principe, ces mêmes démarches auraient été enclenchées pour Olive à peu près au même moment, mais vu les réticences de ses parents d’accueil, qui sait ce qui va se passer ?
Ah oui… Calixte marche pour vrai, là ! On pourra dire qu’il a réussi avant ses 17 mois…!
29.5.09
Petit condo dans la prairie
Calixte a fait sept ou huit pas de suite il y a deux jours! Depuis, il est intéressé à marcher tout seul. Il est capable de trouver son équilibre et prend de plus en plus d’assurance. Aussi, il essaie souvent d’imiter nos sons. Il ne dit pas beaucoup de mots, mais il imite très bien nos intonations. Il prend un coup de vieux. Je ne sais pas si c’est sa nouvelle maison qui le motive, mais je le vois grandir à vue d’œil.
L’adaptation à sa nouvelle maison s’est faite très rapidement. Les deux ou trois premiers soirs, il avait peur qu’on le couche dans sa nouvelle chambre. Maintenant, c’est comme si ç’avait toujours été sa chambre, sa maison. Il aime regarder les constructions à l’extérieur. Il semble apprécier le voisinage quand nous allons prendre une marche dans le quartier. Nous pouvons pratiquement tout faire à pied, c’est vraiment pratique et ça permet à Calixte de voir encore plus de monde, d’entendre des bruits différents… dont des musiciens de rue.
La semaine passée, notre intervenante est venue au condo pour visiter la place et pour nous faire signer un nouveau contrat. Il a été question d’adoption. Peu avant de déménager, le TS de Gabriel nous a téléphoné pour prendre des nouvelles et pour débuter l’ébauche de l’adoption. Selon lui, il pourrait soumettre son rapport pour la demande d’admissibilité à l’adoption dans les prochaines semaines, mais il veut bâtir un dossier béton, ce qui le pousse à attendre que le six mois de contacts avec les parents biologiques soit écoulé. Le père de Calixte n’a pas vu son fils depuis neuf mois. Sa mère, quant à elle, l’a vu juste avant le jugement du placement à majorité. Ça fait donc trois mois. Idéalement, le TS déposerait donc sa demande en août. J’espère seulement qu’il n’est pas en vacances à ce moment-là!
Si la mère de Calixte ne demande plus de visites jusque-là et si la demande d’admissibilité est bel et bien déposée en août, ça veut dire, en considérant tous les délais de la cour, qu’il serait peut-être possible de demander l’ordonnance de placement en vue d’adoption en novembre-décembre… ou, au pire, au début de 2010. Dans ce cas, l’adoption finale pourrait être prononcée à l’été 2010! Je sais mieux que quiconque qu’il ne faut jamais brûler d’étapes en banque mixte, mais c’est tellement extraordinaire de penser à ça… Calixte pourrait être adopté à deux ans et demi… Je me suis fait dire par une amie : « Ouin, c’est long… » comme si je pouvais y faire quelque chose et comme si d’ici là Calixte n’était pas mon fils. Je sais que ce n’était pas mal intentionné de sa part, mais c’est comme ça que je l’ai senti. Et moi, est-ce que je suis folle de trouver que c’est rapide? Je connais toutes sortes d’histoires merdiques et j’en ai vécu une aussi… Cette fois-ci, je ne peux que me réjouir!
C’est drôle l’adoption parce que, dans ce processus, j’ai vraiment l’impression que Boobie, Calixte et moi sommes sur une île déserte… Je ne sais pas comment l’expliquer. Nos proches nous souhaitent sincèrement d’adopter Calixte, mais, en même temps, ils n’y comprennent rien. C’est normal, c’est compliqué, mais ça fait bizarre. Même nos amis proches ne saisissent pas vraiment la différence entre le placement à majorité et l’adoption. Je ne sais plus combien de fois je me suis fait demander : « Donc là, il est adopté? ». Mon Dieu, c’est tellement plus compliqué que ça… mais aussi, et surtout : ça vaut tellement la peine.
Je ne sais pas pourquoi j’y accorde de l’importance, mais je n’en reviens pas à quel point il y a peu de gens, dans mon entourage, qui serait prêt à adopter. Je pense que la plupart ne percevraient pas un enfant adopté comme étant leur « vrai » enfant. Il y a beaucoup de femmes aussi pour qui la grossesse est une étape très importante de la parentalité. Je les respecte dans leurs désirs, mais j’ai l’impression que je viens d’une autre planète.
Une île déserte d’une autre planète… Ça commence à faire isolé!
L’adaptation à sa nouvelle maison s’est faite très rapidement. Les deux ou trois premiers soirs, il avait peur qu’on le couche dans sa nouvelle chambre. Maintenant, c’est comme si ç’avait toujours été sa chambre, sa maison. Il aime regarder les constructions à l’extérieur. Il semble apprécier le voisinage quand nous allons prendre une marche dans le quartier. Nous pouvons pratiquement tout faire à pied, c’est vraiment pratique et ça permet à Calixte de voir encore plus de monde, d’entendre des bruits différents… dont des musiciens de rue.
La semaine passée, notre intervenante est venue au condo pour visiter la place et pour nous faire signer un nouveau contrat. Il a été question d’adoption. Peu avant de déménager, le TS de Gabriel nous a téléphoné pour prendre des nouvelles et pour débuter l’ébauche de l’adoption. Selon lui, il pourrait soumettre son rapport pour la demande d’admissibilité à l’adoption dans les prochaines semaines, mais il veut bâtir un dossier béton, ce qui le pousse à attendre que le six mois de contacts avec les parents biologiques soit écoulé. Le père de Calixte n’a pas vu son fils depuis neuf mois. Sa mère, quant à elle, l’a vu juste avant le jugement du placement à majorité. Ça fait donc trois mois. Idéalement, le TS déposerait donc sa demande en août. J’espère seulement qu’il n’est pas en vacances à ce moment-là!
Si la mère de Calixte ne demande plus de visites jusque-là et si la demande d’admissibilité est bel et bien déposée en août, ça veut dire, en considérant tous les délais de la cour, qu’il serait peut-être possible de demander l’ordonnance de placement en vue d’adoption en novembre-décembre… ou, au pire, au début de 2010. Dans ce cas, l’adoption finale pourrait être prononcée à l’été 2010! Je sais mieux que quiconque qu’il ne faut jamais brûler d’étapes en banque mixte, mais c’est tellement extraordinaire de penser à ça… Calixte pourrait être adopté à deux ans et demi… Je me suis fait dire par une amie : « Ouin, c’est long… » comme si je pouvais y faire quelque chose et comme si d’ici là Calixte n’était pas mon fils. Je sais que ce n’était pas mal intentionné de sa part, mais c’est comme ça que je l’ai senti. Et moi, est-ce que je suis folle de trouver que c’est rapide? Je connais toutes sortes d’histoires merdiques et j’en ai vécu une aussi… Cette fois-ci, je ne peux que me réjouir!
C’est drôle l’adoption parce que, dans ce processus, j’ai vraiment l’impression que Boobie, Calixte et moi sommes sur une île déserte… Je ne sais pas comment l’expliquer. Nos proches nous souhaitent sincèrement d’adopter Calixte, mais, en même temps, ils n’y comprennent rien. C’est normal, c’est compliqué, mais ça fait bizarre. Même nos amis proches ne saisissent pas vraiment la différence entre le placement à majorité et l’adoption. Je ne sais plus combien de fois je me suis fait demander : « Donc là, il est adopté? ». Mon Dieu, c’est tellement plus compliqué que ça… mais aussi, et surtout : ça vaut tellement la peine.
Je ne sais pas pourquoi j’y accorde de l’importance, mais je n’en reviens pas à quel point il y a peu de gens, dans mon entourage, qui serait prêt à adopter. Je pense que la plupart ne percevraient pas un enfant adopté comme étant leur « vrai » enfant. Il y a beaucoup de femmes aussi pour qui la grossesse est une étape très importante de la parentalité. Je les respecte dans leurs désirs, mais j’ai l’impression que je viens d’une autre planète.
Une île déserte d’une autre planète… Ça commence à faire isolé!
20.4.09
(Parenthèse)
La vie est belle avec Calixte.
En tant que famille banque mixte, c’est tranquille.
Malgré le droit de visite des deux parents, il n’y a aucun contact à l’horaire pour le moment. L’intervenant de Calixte se fait silencieux, mais c’est normal. Nous avons décidé de le relancer après notre déménagement. Calixte est placé chez nous jusqu’à ses 18 ans, il n’est donc plus considéré dans une situation à risque par le centre jeunesse, mais ce n’est pas une raison pour étirer le processus d’adoption. Rien ne presse réellement, donc, mais nous ne voudrions pas non plus nous retrouver dans la même situation que les parents adoptifs de la sœur biologique de Calixte. Elle n’est pas encore adoptée et elle a environ 4 ans.
Après des recherches sur Internet, j’ai trouvé quelques jugements pour la mère de Bébé Poumier, notre premier fiston. Par le fait même, j’ai appris de nouvelles informations sur le père de celui-ci, lui qui en a présentement la garde. Ce n’est rien de rassurant. Ses problèmes de violence semblent beaucoup plus sévères que ce qui nous avait été rapporté. Je ne comprends toujours pas pourquoi la juge n’a pas tenu compte du passé très chargé de cet homme avant de lui confier la garde de son fils. Tout ça pour régler ses comptes avec la DPJ ? J’ai de la misère à croire qu’une personne saine d’esprit, une juge, rien de moins, puisse raisonner de cette façon. Il est clair que le père de Bébé Poumier n’avait pas réglé tous ses problèmes avant d’obtenir la garde de son fils… Comme le disait Boobie la semaine passée, il n’est plus question de notre deuil à nous, comme mères, mais du bien-être de Bébé Poumier, de sa vie actuelle et de son avenir. Comme c’est le cas depuis son départ, nous ne pouvons que nous croiser les doigts.
Calixte a mal aux dents, celles qui poussent tranquillement. Il est toujours l’amour de garçon qui est arrivé chez nous à 3 mois. Je l’adore, mon bonichon rond.
En tant que famille banque mixte, c’est tranquille.
Malgré le droit de visite des deux parents, il n’y a aucun contact à l’horaire pour le moment. L’intervenant de Calixte se fait silencieux, mais c’est normal. Nous avons décidé de le relancer après notre déménagement. Calixte est placé chez nous jusqu’à ses 18 ans, il n’est donc plus considéré dans une situation à risque par le centre jeunesse, mais ce n’est pas une raison pour étirer le processus d’adoption. Rien ne presse réellement, donc, mais nous ne voudrions pas non plus nous retrouver dans la même situation que les parents adoptifs de la sœur biologique de Calixte. Elle n’est pas encore adoptée et elle a environ 4 ans.
Après des recherches sur Internet, j’ai trouvé quelques jugements pour la mère de Bébé Poumier, notre premier fiston. Par le fait même, j’ai appris de nouvelles informations sur le père de celui-ci, lui qui en a présentement la garde. Ce n’est rien de rassurant. Ses problèmes de violence semblent beaucoup plus sévères que ce qui nous avait été rapporté. Je ne comprends toujours pas pourquoi la juge n’a pas tenu compte du passé très chargé de cet homme avant de lui confier la garde de son fils. Tout ça pour régler ses comptes avec la DPJ ? J’ai de la misère à croire qu’une personne saine d’esprit, une juge, rien de moins, puisse raisonner de cette façon. Il est clair que le père de Bébé Poumier n’avait pas réglé tous ses problèmes avant d’obtenir la garde de son fils… Comme le disait Boobie la semaine passée, il n’est plus question de notre deuil à nous, comme mères, mais du bien-être de Bébé Poumier, de sa vie actuelle et de son avenir. Comme c’est le cas depuis son départ, nous ne pouvons que nous croiser les doigts.
Calixte a mal aux dents, celles qui poussent tranquillement. Il est toujours l’amour de garçon qui est arrivé chez nous à 3 mois. Je l’adore, mon bonichon rond.
23.3.09
Trois
Il y a des personnes qui ne veulent pas avoir un enfant unique par principe.
De ces personnes, il y en a qui choisissent d’avoir deux enfants - la plupart.
Tous les parents, sauf les parents de jumeaux, sont responsables d’un seul enfant au début de leur parentalité. Cet enfant, l’aîné de la famille, naît d’abord enfant unique, par défaut. Il peut rester le seul et l’unique pendant quelques mois, souvent quelques années. Après ça, tout s’écroule et se reconstruit. Un nouvel enfant naît (ou est adopté). Soudainement, les parents n’ont plus tout leur temps à consacrer au premier né. Celui-ci est jaloux, déçu, même s’il aime son petit frère ou sa petite sœur. C’est bien, ça lui apprend le partage et une bonne leçon de vie. Malgré tout, son quotidien est changé à jamais - et ça va dans le deux sens. Les parents aussi doivent s’adapter au partage de l’amour entre deux enfants. Ils doivent apprivoiser les conflits fraternels, les cris en double. Ils doivent faire le deuil d’une partie de la relation qu’ils avaient au début avec leur aîné.
Il y a de bons et de mauvais côtés à n’élever qu’un seul enfant. Par contre, je suis persuadée qu’il n’y a pas autant d’aspects négatifs qu’on a tendance à le croire. Il me semble qu’on accepte trop difficilement la réalité de la vie en 2009. On ne peut pas tout avoir et on ne peut pas trop en imposer à un jeune enfant. On vit tellement plus stressés, on veut que nos enfants soient endoctrinés dès l’âge d’un an. On n’a plus le droit de dormir ni de jouer sans se faire regarder de travers. Tout va trop vite et chaque minute d’une journée est placée dans un horaire rigide, ou presque. On souhaite quand même élever deux ou trois enfants, par idéal et nostalgie du passé.
La croix n’est pas tracée officiellement sur un bébé #2 (ou #3 si on conte Bébé Poumier), mais ça ne saurait tarder. Comme je l’ai dit à Boobie, je suis à peu près persuadée que le besoin d’avoir un autre enfant ne se manifestera jamais, dans mon cas. J’ai déjà eu des appréhensions face au mystérieux enfant unique, mais ce temps est révolu. J’ai assez tout analysé, de tous bords, tous côtés. Je garde une ouverture d’esprit pour le moment où Calixte exprimera son désir d’avoir un petit frère ou une petite sœur. Ce temps viendra sans doute et ce sera difficile. Mais si, le moment venu, nous sommes convaincues de notre choix de famille, nous n’aurons aucune honte à lui expliquer pourquoi il n’a pas de sœur. Espérons qu’il comprendra.
En attendant, bébé est heureux et c’est tout ce qui compte.
De ces personnes, il y en a qui choisissent d’avoir deux enfants - la plupart.
Tous les parents, sauf les parents de jumeaux, sont responsables d’un seul enfant au début de leur parentalité. Cet enfant, l’aîné de la famille, naît d’abord enfant unique, par défaut. Il peut rester le seul et l’unique pendant quelques mois, souvent quelques années. Après ça, tout s’écroule et se reconstruit. Un nouvel enfant naît (ou est adopté). Soudainement, les parents n’ont plus tout leur temps à consacrer au premier né. Celui-ci est jaloux, déçu, même s’il aime son petit frère ou sa petite sœur. C’est bien, ça lui apprend le partage et une bonne leçon de vie. Malgré tout, son quotidien est changé à jamais - et ça va dans le deux sens. Les parents aussi doivent s’adapter au partage de l’amour entre deux enfants. Ils doivent apprivoiser les conflits fraternels, les cris en double. Ils doivent faire le deuil d’une partie de la relation qu’ils avaient au début avec leur aîné.
Il y a de bons et de mauvais côtés à n’élever qu’un seul enfant. Par contre, je suis persuadée qu’il n’y a pas autant d’aspects négatifs qu’on a tendance à le croire. Il me semble qu’on accepte trop difficilement la réalité de la vie en 2009. On ne peut pas tout avoir et on ne peut pas trop en imposer à un jeune enfant. On vit tellement plus stressés, on veut que nos enfants soient endoctrinés dès l’âge d’un an. On n’a plus le droit de dormir ni de jouer sans se faire regarder de travers. Tout va trop vite et chaque minute d’une journée est placée dans un horaire rigide, ou presque. On souhaite quand même élever deux ou trois enfants, par idéal et nostalgie du passé.
La croix n’est pas tracée officiellement sur un bébé #2 (ou #3 si on conte Bébé Poumier), mais ça ne saurait tarder. Comme je l’ai dit à Boobie, je suis à peu près persuadée que le besoin d’avoir un autre enfant ne se manifestera jamais, dans mon cas. J’ai déjà eu des appréhensions face au mystérieux enfant unique, mais ce temps est révolu. J’ai assez tout analysé, de tous bords, tous côtés. Je garde une ouverture d’esprit pour le moment où Calixte exprimera son désir d’avoir un petit frère ou une petite sœur. Ce temps viendra sans doute et ce sera difficile. Mais si, le moment venu, nous sommes convaincues de notre choix de famille, nous n’aurons aucune honte à lui expliquer pourquoi il n’a pas de sœur. Espérons qu’il comprendra.
En attendant, bébé est heureux et c’est tout ce qui compte.
10.3.09
Sur la piste
C'est fait, Calixte vivra chez nous pour toujours.
En fait, j'espère qu'il partira en appart à 25 ans maximum, mais ça ne l'empêchera pas d'être notre fils.
Nous avons obtenu le placement à majorité! Le TS de Calixte nous a lancé des fleurs et nous a indiqué qu'il comptait entamer les procédures d'adoption dans les prochaines semaines. Je flotte.
Comme prévu, les parents d'origine auront un droit de visite, mais encore faut-il qu'ils se manifestent. Le père nous a symboliquement confié son fils et je ne crois pas qu'il va soudainement vouloir passer du temps avec lui dans un local froid du centre jeunesse. En ce qui concerne la mère, pas de nouvelles... Il faudrait qu'elle lâche un coup de fil à l'intervenant pour que contact se fasse (max un par mois).
Je t'aime, mon petit poulet BBQ.
En fait, j'espère qu'il partira en appart à 25 ans maximum, mais ça ne l'empêchera pas d'être notre fils.
Nous avons obtenu le placement à majorité! Le TS de Calixte nous a lancé des fleurs et nous a indiqué qu'il comptait entamer les procédures d'adoption dans les prochaines semaines. Je flotte.
Comme prévu, les parents d'origine auront un droit de visite, mais encore faut-il qu'ils se manifestent. Le père nous a symboliquement confié son fils et je ne crois pas qu'il va soudainement vouloir passer du temps avec lui dans un local froid du centre jeunesse. En ce qui concerne la mère, pas de nouvelles... Il faudrait qu'elle lâche un coup de fil à l'intervenant pour que contact se fasse (max un par mois).
Je t'aime, mon petit poulet BBQ.
5.3.09
Waiting
Nous avons enfin obtenu le dernier jugement de 2008 de Bébé Poumier, notre premier petit garçon.
Ça faisait un an que nous l’attendions.
Nous avons pu constater que tout nous avait été dit, sauf peut-être à quel point la juge avait rabroué l’intervenante du petit. On ne peut rien reprocher à la juge considérant les preuves nulles que détenait la DPJ quant à l’incapacité du père de prendre soin de son enfant.
L’erreur dans cette histoire, c’est vraiment d’avoir dirigé Bébé Poumier dans un projet banque mixte. En fait, c’est une faute d’amateur, malheureusement. L’intervenante qui était, à l’origine, responsable de ce dossier, n’a tout simplement pas fait sa job. L’intervenante qui a pris en charge la suite des événements n’a pas cru bon faire le travail qui n’avait pas été complété. Elle a été paresseuse et partiale, ce qui a paru extrêmement mal et avec raison. En toute logique, Bébé Poumier aurait dû être placé en famille d’accueil régulière et y rester. Éventuellement, il aurait déménagé chez son père, mais au moins, personne ne se serait attendu à l’adopter. Par contre, je suis contente d’avoir connu Bébé Poumier et d’avoir pris soin de lui. Il m’a certainement permise de devenir une meilleure mère, sans compter que sans lui, nous n’aurions jamais rencontré Calixte. Je suis encore triste de tous les déplacements qu’a dû connaître Bébé Poumier avant même d’atteindre 1 an. Je trouve ça injuste pour lui et je me demande sérieusement s’il éprouve des difficultés à s’attacher à son père et aux adultes près de lui. Mon deuil est fait, mais je me demanderai toujours ce qu’il advient de ce petit bonhomme que j’ai aimé.
Calixte pousse à vue d’œil, dans tous les sens! C’est bien plus marqué depuis que je suis de retour au travail. Il me semble qu’il vieillit beaucoup depuis un mois. Il est tellement mignon quand j’arrive à la maison le soir. S’il n’est pas dans sa chaise haute à manger son pré-souper (!), il vient m’accueillir en marchant vite à quatre pattes. Il me fait tellement de beaux sourires!
Ça faisait un an que nous l’attendions.
Nous avons pu constater que tout nous avait été dit, sauf peut-être à quel point la juge avait rabroué l’intervenante du petit. On ne peut rien reprocher à la juge considérant les preuves nulles que détenait la DPJ quant à l’incapacité du père de prendre soin de son enfant.
L’erreur dans cette histoire, c’est vraiment d’avoir dirigé Bébé Poumier dans un projet banque mixte. En fait, c’est une faute d’amateur, malheureusement. L’intervenante qui était, à l’origine, responsable de ce dossier, n’a tout simplement pas fait sa job. L’intervenante qui a pris en charge la suite des événements n’a pas cru bon faire le travail qui n’avait pas été complété. Elle a été paresseuse et partiale, ce qui a paru extrêmement mal et avec raison. En toute logique, Bébé Poumier aurait dû être placé en famille d’accueil régulière et y rester. Éventuellement, il aurait déménagé chez son père, mais au moins, personne ne se serait attendu à l’adopter. Par contre, je suis contente d’avoir connu Bébé Poumier et d’avoir pris soin de lui. Il m’a certainement permise de devenir une meilleure mère, sans compter que sans lui, nous n’aurions jamais rencontré Calixte. Je suis encore triste de tous les déplacements qu’a dû connaître Bébé Poumier avant même d’atteindre 1 an. Je trouve ça injuste pour lui et je me demande sérieusement s’il éprouve des difficultés à s’attacher à son père et aux adultes près de lui. Mon deuil est fait, mais je me demanderai toujours ce qu’il advient de ce petit bonhomme que j’ai aimé.
Calixte pousse à vue d’œil, dans tous les sens! C’est bien plus marqué depuis que je suis de retour au travail. Il me semble qu’il vieillit beaucoup depuis un mois. Il est tellement mignon quand j’arrive à la maison le soir. S’il n’est pas dans sa chaise haute à manger son pré-souper (!), il vient m’accueillir en marchant vite à quatre pattes. Il me fait tellement de beaux sourires!
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